La Basse Goulandière, un site à préserver !

Cette zone a été classée en Réserve Naturelle régionale en janvier 2011.

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Photos: Agrion de Mercure, Triton Crêté, Parnassie des Marais, Pédicule des Marais

A quelques pas du plan d’eau, en bordure du ruisseau Roule-Crottes, autour de la ferme de la Basse-Goulandière, se situe une zone humide (bas-marais tourbeux) de quelques hectares, zone naturelle abritant une flore et une faune sensibles, parfois en voie de disparition.

Deux espèces faunistiques sont particulièrement menacées :

l’Agrion de Mercure, une petite libellule au corps bleu et noir, et le triton crêté, un triton de grande taille (15 cm), de couleur orange et noir.

Côté flore, au moins trois plantes rares : le Rossolis à feuilles rondes (une plante carnivore !), la Parnassie des Marais (petite fleur blanche à 5 pétales) et le Pédicule des Marais (fleurs en grappes roses).

Le plan de gestion  ( 2010-2016) de la Réserve prévoit une série ambitieuse d’actions de restauration et de suivi : réhabilitation des coupes de bas-marais par coupes forestières, curage de mares, aménagement du lit du ruisseau, entretien des allées et chemins d’accès, fauche manuelle ou fauche mécanique tardive, débroussaillage manuel, gestion des espèces « invasives », gestion des haies, des arbres têtards, suivi des « arbres-gîtes », etc…

Une opération aussi ambitieuse n’est possible qu’à travers d’importantes subventions obtenues de la Région des Pays de Loire, de l’Agence de l’Eau, du Conseil Général et du FEDER (fonds européen)…

Les acteurs de ce beau projet sont évidemment la municipalité, le Conservatoire des Espaces Naturels Pays de la Loire et l’Office National des Forêts.


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Les travaux de restauration, dans les parties forestières du bas marais ont débuté en 2012.

Ce travail très éprouvant, d’enlèvement des arbres contribuant au comblement  à terme du marais, a été réalisé par une entreprise spécialisée dans ce type de milieu hostile avec différents moyens (câble de tractage, remorque de débardage et traction animale).

L’étrêpage (mise à nue de la tourbe par des moyens mécaniques) a été réalisé  sur une bande dans chacune des tourbières. L’objectif est  de retrouver certaines plantes rares pionnières : droséras, parnassie des marais, ophioglosse etc…

Du point de vue des richesses faunistiques de la zone ; une prospection sophistiquée a été menée et permis d’inventorier de nouvelles espèces :

Pas moins de 11 espèces de chiroptères (chauves-souris) ont été capturées ou identifiées grâce à leurs ultrasons (dont  4 espèces vulnérables et menacées).

39 espèces de papillons de jour et pas moins de 25 espèces d’odonates (Libellules) ont été identifiées sur les deux années d’étude 2011/2012.

Le cuivré des marais (papillon de jour) n’a malheureusement pas été revu cette année mais le miroir (photo) a été découvert.

Ceci en fait donc un site majeur pour la préservation de la biodiversité de notre commune.

 Chaque année, à l’occasion de la Fête de la Nature , des sorties sont organisées,  sur la réserve.

 

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